Gouvernement du Qubec

Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec

Méthodologie

La démarche initiale dans tous les centres de données sur la conservation (CDC) consiste à dresser la liste des éléments qui seront suivis et documentés. Dans ce but, un rang de priorité pour la conservation à l’échelle de la province ou de l’État, nommé rang S (subnational), est attribué par les CDC aux éléments présents sur leur territoire. Généralement, sauf pour les communautés naturelles, ce sont les éléments classés comme précaires qui sont suivis (S1 à S3). Une évaluation analogue réalisée par NatureServe Canada permet de situer la priorité de conservation des mêmes éléments à l’échelle canadienne (rang national N). Une autre évaluation, réalisée par le siège social de NatureServe aux États-Unis en collaboration avec le réseau des CDC, permet de réaliser un travail similaire pour l’ensemble de leur aire de répartition (rang global G). C’est l’interprétation de ces rangs qui a conduit à l’identification des espèces fauniques et floristiques suivies au CDPNQ.

À la suite de l’élaboration de la liste hiérarchisée des éléments suivis, il est possible de déterminer, pour chaque élément, quelles sont les données considérées acceptables pour la constitution d’une occurrence, clé de voûte de l’ensemble de l’information gérée par le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ). Un système de cotes de qualité permet par ailleurs d’attribuer une valeur de conservation ou un degré de viabilité à chaque occurrence.

La saisie, la consultation et l’analyse des données répertoriées reposent sur l’utilisation de fichiers informatiques interconnectés et d’un support géomatique intégré. Aux fichiers consacrés à l’identification, à la caractérisation des éléments et à la localisation des occurrences sur le territoire s’ajoutent ceux relatifs aux sources des données ou qui sont utiles à la gestion des éléments, comme le fichier sur le réseau d’aires protégées. Des analyses mettent en relief la localisation des occurrences des éléments en fonction du réseau d’aires protégées et de contraintes territoriales, permettant ainsi de déterminer les interventions à réaliser et les sites prioritaires à conserver.

Les travaux d'acquisition de connaissances amènent à réviser régulièrement les rangs de priorité des éléments et les cotes de qualité des occurrences, de réajuster en conséquence les listes d’éléments suivis et d’actualiser continuellement les données intégrées.